Le blog Mon Coach Admin
Ta carrière dans l'IT, vue du terrain.
Des situations réelles de techniciens, d'admins systèmes et réseaux et d'ingés infra, et ce qu'on peut en faire.
Si tu as des idées noires en ce moment, n'attends pas d'avoir lu cet article. Appelle le 3114, le numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable 24 h/24, 7 j/7. En cas de danger immédiat, appelle le 15.
C'est un sujet que je vois souvent en session, et qui me touche à chaque fois. Le burn-out. On ne le sent pas arriver. On tient, on tient, et un matin ça lâche. Et ça peut faire basculer une vie pro, et parfois une vie perso.
Première chose à dire : il n'y a aucune honte. Un burn-out n'est pas une faiblesse. C'est ce qui arrive quand on a trop donné trop longtemps, dans un cadre qui ne rendait rien.
Dans l'IT, on connaît bien le scénario. Tu es le seul informaticien de la boîte, ou presque. Tout est urgent. Les astreintes débordent sur le week-end. Tu pars en vacances avec le laptop parce que la doc est dans ta tête. Quand tout marche, personne ne te voit. Quand ça plante, tout le monde te cherche.
C'est exactement le terreau du burn-out. L'INRS le définit comme un ensemble de réactions à un stress chronique au travail, dans des métiers qui demandent un fort engagement personnel (INRS). Il se décline en trois dimensions :

L'INRS liste des signaux à surveiller : plus d'énergie pour le boulot, du mal à te concentrer, de l'irritabilité, l'impression que ton travail ne vaut rien, un désengagement, un repli sur toi. Le corps parle aussi : fatigue qui ne passe pas, sommeil déréglé, maux de tête, mal de dos, troubles digestifs (VIDAL).
Dans la vraie vie, ça ressemble à ça : tu n'arrives plus à ouvrir ta boîte mail le lundi. Un ticket simple te prend une heure. Tu n'as plus envie de rien, même en dehors du travail.
On mélange souvent les deux. Le burn-out est lié au travail. Mais s'il n'est pas pris en charge, il peut évoluer vers une dépression ou des troubles anxieux (INRS, VIDAL).
Certains signes ne doivent jamais attendre : tu restes au lit sans pouvoir bouger, tu ne te nourris plus, les journées sont interminables, tu n'arrives plus à te projeter, tu as des idées noires. Là, ce n'est plus un sujet de carrière. C'est un sujet de santé.
Les bons interlocuteurs, dans l'ordre :
Un coach ne remplace aucun d'eux. Je le dis clairement en rendez-vous.
Je compare souvent le burn-out à un deuil. Il y a le déni, la colère, la remise en question, et petit à petit l'acceptation : ce qui s'est passé n'est pas ta faute, et il y a une reconstruction à faire.
Tant qu'on n'est pas arrivé à cette acceptation, se remettre à l'écoute du marché, c'est quitte ou double. Ça peut très bien se passer. Mais souvent, le mal-être se ressent dans les envies, dans les choix d'orientation, et en entretien.
En tant que coach, je ne peux pas orienter quelqu'un qui ne sait plus ce dont il a envie. Ce n'est pas mon rôle, et ce ne serait pas honnête. Le coaching vient après le soin, pas à la place.
Quand la personne entre dans la phase d'acceptation, on peut commencer à se projeter. Les questions changent : « tu as vécu ça, maintenant qu'est-ce que tu as envie de vivre ? Qu'est-ce qui te motive encore ? »
On refait un point sur ton profil technique, et on regarde si une autre fonction te correspondrait mieux. Moins d'astreintes, plus de projet, un autre type de structure.
Et parfois, la réponse est non. Certaines personnes sont tellement dégoûtées de l'informatique qu'elles ne veulent pas y retourner, parce que les séquelles sont encore là. On ne force personne. On ne te dira jamais « tu candidates là, tu fais ça » si tu n'es pas prêt.
Une fois prêt, le plan ressemble beaucoup à celui qu'on décrit après un management toxique :
Ce dernier point est le plus dur. On a envie de retrouver vite une stabilité, un salaire, un cadre. Mais mieux vaut prendre quelques semaines de plus et revenir avec les bonnes cartes, que replonger dans le même type de poste et rechuter.
C'est une vraie stratégie à préparer avant l'entretien. Il y a deux options, et aucune n'est la mauvaise.
Dans les deux cas, ton discours se prépare. Ce qu'on veut éviter, c'est la question qui te prend de court et la réponse improvisée.
Si tu sors d'un burn-out et que tu commences à te demander ce que tu veux faire ensuite, on peut en discuter. On est à l'écoute, on fait un point sur où tu en es, et on regarde ensemble ce qui est possible pour ton retour. Le premier rendez-vous est offert, 30 minutes, sans engagement.
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Sources : INRS, épuisement professionnel ou burn-out · VIDAL, burn-out · 3114, numéro national de prévention du suicide
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